mardi 23 novembre 2010

dimanche 21 novembre 2010

BOHOL II : Lezanimaux & anecdotes

Avez-vous tenté de taper "Bohol" sur un moteur de recherche ? Parmi les images figurent certes les collines de chocolat, incontournables. Il existe aussi un petit animal tenant dans la main. L'un des plus vieux représentant des primates. Ses yeux grands ouverts et exorbités lui donne un coté à la fois craquant et inquiétant. Il s'agit du Tarsier. Tarsier car les tarses (os situés au niveau des pieds) sont particulièrement développés. 
Le Tarsier est insectivore et vit la nuit. Il est capable de faire des bonds de 5m mais bouge très peu de son arbre favoris. L'attraction touristique que constitue le Tarsier est évidemment un danger pour la survie de cette espèce sur l'île de Bohol. De nombreux zoo sauvages ont éclos notamment le long de la rivière Loboc où de vrai faux certificats du gouvernement sont affichés clairement (A la corruption...). Il existe très peu de contrôle et la revente de ces animaux est un commerce très lucratif pour les agriculteurs souhaitant améliorer leurs très maigres revenus.
Il est protégé par la convention de Washington et est classé sur la liste rouge des espèces menacées. Outre la destruction massive de son habitat, le tarsier est menacé par les chats domestiques (première cause de mortalité), par le braconnage et par son très long cycle de reproduction. Un couple de Tarsier peut espérer mettre au monde un seul rejeton par an. La gestation dure 6 mois pour donner naissance à un petit d'à peine 30 grammes. L'espérance de vie n'excède pas 15 ans.
La manipulation de ces étranges créatures n'est quasiment pas possible. Les Tarsiers ont, en effet, des os extrêmement fragiles. En captivité, la durée de vie est de 12 mois maximum.


Les photos suivantes ont été prises au conservatoire et centre de recherche sur les Tarsiers. Seul organisme habilité à détenir des Tarsiers en captivités. Des programmes de sensibilisation et de reproduction en captivité sont menés. En revanche, à ce jour, le taux de survie dans la nature des petits nés en captivités avoisine les 0%...


Place aux photos !




On retrouve de nombreux Papillons à Bohol dont voici quelques spécimens :


Cela sont morts... Mais, ce sont les plus grand papillons Philippins avec une envergure de plus de 18 cm.





Antequera est une toute petite bourgade au centre ouest de Bohol. On y vient pour admirer les chutes de la rivière Loboc. Admirez les en photos !

L'accès aux chutes est aménagé (c'est suffisamment rare pour le mentionner et l'illustrer !) . Comptez 20 PHP (0,33 euro) pour y accéder. 


Une vue un peu plus dégagée et surtout beaucoup plus au sud de la rivière Loboc.

Une belle Libellule de 3 cm environ. Chutes d'Antequera.
Bon, la il n'y a pas vraiment dezanimal (quoi que ? Est-ce que cette photo vous inspire un tel sentiment ?)


Non, vous n'appercevez pas un Tarsier sur cette photo, ni même un papillon. Encore moins une libellule, mais Marie, ma cousine, qui déguste un repas Philippin dans un restaurant très très local ! (Quoi elle n'a pas l'air dans son assiette ma cousine ?).
Entre les rognons de poulet les foies de porcs et le "poulet", nous avons choisis ?????
Le "POULET" !
Je vous propose de cliquer sur cette photo et d'agrandir ce somptueux plat. Aidez-nous à trouver le poulet s'il vous plait ! Nous avons échoué sur cette mission...

Vous ne le verrez pas sur cette photo (de peur que le coeur de certain et certaine d'entre vous ne se lève) mais les légumes qui accompagnaient le repas n'étaient pas beaucoup plus appétissant. Une sauce à base de larves de crevettes (on espère car ça ressemblait vraiment à de petits asticots roses fluos) donnaient un goût, comment dire, très particulier !
En bref, on a mangé le riz et on a payé 1 euro 50 pour nous deux avec boisson comprise... Pas de quoi se plaindre. Et puis, la madame était très gentille et s'est marée en nous voyant arriver "vous aimez vraiment ce genre de nourriture ?" nous a t-elle dis.
La réponse est NON, mais on ne l'a su qu'après !


Autres petites anecdotes, les tricycles. Pour se déplacer le premier jour, nous avons loué, à la journée, les services d'un tricycle. Pas très longtemps pour le premier car nous avons très vite senti les saccades d'une roue crevée. Bingo ! Il était pour nous le clou !


La roue du side car crevée.
Le lendemain, rebelotte, location à la journée pour 1200 PHP (soit 20 euros, ce qui est énorme là-bas). Programme annoncé : Centre de conservation et de recherche sur les Tarsiers (près de Corella) puis chutes d'Antequerra. Repas et visites prévues à Cortes puis Destination Panglao pour le coucher de soleil entre 17h et 17h30. Retour à Tagbilaran vers 19h00. Ben non.
Ca c'était le programme théorique.
Merci au chauffeur, qui comprenait l'Anglais quand ça l'arrangeait et a décidé que ce serait beaucoup mieux d'aller au resort - dont j'ai oublié le nom - pour observer le coucher de soleil.
Bref, on est passé de la plage avec les cocotier au pont d'amarrage en béton avec vue splendide sur le port industriel. Le tout à 15h et en plein soleil. Que rêver de mieux ?
Motif évoqué "je dois aller chercher mes enfants à l'école". Ce que nous comprenions parfaitement évidemment. Nous avons moins bien compris pourquoi il ne l'avait pas dis avant...
Heureusement, nous étions à 10 minutes à pied de notre hôtel, pas d'amertume mais un sentiment de s'être bien fait roulés dans la farine !


Oceanjet, notre compagnie de ferry préférée. Oceanjet propose plusieurs lignes de ferry express (c'est véritablement le moyen de transport le plus rapide après l'avion aux Philippines) entre les îles des Visayas (en gros, tout ce qui est au centre des Philippines). Nous pensions rejoindre Dumaguete (Negros Oriental), ville depuis laquelle de nombreuses excursion de plongée sous-marine sont organisées. Nous avions, bien entendu, demandé par e-mail à la compagnie s'il était nécessaire de réserver notre aller simple entre Tagbilaran et Dumaguete. La réponse était "non, ce n'est pas nécessaire, vous pouvez acheter vos tickets sur place en arrivant une heure à l'avance au port". Arrivée à 7h au port de Tagbilaran donc.
Devant un semblant de queue (plutôt un amas humain) devant un guichet de ladite compagnie, nous attendons sagement. 10 minutes, 20 minutes, une demi heure... Puis, soudain, une agitation, toutefois contenue (les Philippins ne s'emportent pas facilement et sont très certainement habitués à ce genre de situation).
comptez encore 15-20 minutes avant d'avoir une première information par une bonne-soeur :
Il n'y a plus de place pour le ferry du matin.
Chouette ! Pas de plongée !
Après s'être relayés dans la queue, nous décidons de la laisser s'amaigrir peu à peu. nous partons boire un verre et prendre un semblant de petit déjeuner.
A notre retour, la queue n'a pas bougée.
Combien de personnes attendent à votre avis ? Sachant que 2 personnes s'occupent des très nombreux clients ?


Alors ? 1? 10? 100? 200?


10. Et oui, il aura fallu attendre 2 heures pour que les 10 clients soient servis par les 2 hôtesses. Au final, départ du lendemain matin et avion le lendemain après-midi depuis Dumaguete.
Pas le temps de voir grand chose de la ville !


Sans regret au demeurant, Bohol nous a offert de très beaux paysages et de belles rencontres (à l'exception des hideux Américain en couple avec de jolies et jeunes Philippines).


Une photo quand-même de Dumaguete :


Promenade en bord de mer. Le Lonely planet y promettait une belle balade. On a juste pas les mêmes attentes que l'auteur de cette partie du livre !


Encore du rêve dans les jours qui viennent et puis on commencera les articles thématiques. Promis juré, des articles réservés aux Philippins. Ces derniers devraient arriver dans plusieurs semaines, le temps pour moi de trouver la meilleure forme de présentation.

vendredi 19 novembre 2010

BOHOL I : Paysage

Au lendemain de la visite du lac Taâl, Les deux cousins décollent pour Bohol, une île située au sud de l'archipel des Philippines :




Carte d'identité de Bohol :

-       3269 km2 la superficie de l’île, la 10ème île des Philippines par sa taille.
-       1 140 000 habitants soit 276 hab./km2
-       89 000 habitants à Tagbilaran, le chef lieu de l’île.
-       261, le nombre de kilomètres de côte.
-       28°C, la température moyenne annuelle le jour et 25 °C la nuit.
-       73, le nombre d’îles entourant Bohol (dont Panglao Island).

Carte de Bohol


Nous atterrissons à l'aéroport de Tagbilaran qui est, en fait, plus petit que l'avion qui nous a transporté :

Avion de la compagnie PAL (Philippines AirLines) qui est inscrite, comme toutes les compagnies aériennes du pays, sur la liste noire de l'Union Européenne. On avait prévu les parachutes et la combinaison de survie mais ça n'a pas été nécessaire.
L'immense aéroport et son terminal principal.
A l'arrivée, un agent de l'hôtel attend. Une chambre double tout confort pour 950 PHP (16 euros). Après un – très – court trajet, le centre de Tagbilaran s’offre à nous. Pas de couché de soleil ce soir là, il tombe trop vite (17h30) et il n’y a pas d’accès au littoral.
En revanche, on y retrouve une vraie ambiance urbaine, un vrai cachet historique, du vrai patrimoine en bref. En témoigne la cathédrale Saint Joseph Artisan :
Cathédrale Saint Joseph Artisan. 
Ce lieux de culte est entièrement ouvert sur la place qui l'entoure.

Ou encore le parlement local :
Parlement de Bohol Island

Le 2 novembre commence par un parcours de 2 heures pour rejoindre une destination phare de l'île de Bohol qui sera détaillée un peu lus bas. Sur ce chemin, nous croisons 4 hommes assis à table et s'échangeant leurs coupes. Ce que nous ne savions pas c'est que ces coupes contenaient leur propre sang. Cette scène, immortalisée à Bool dans le bronze du "pacte du sang", marque l'un des rares accords de réconciliation du passé colonial des Philippines (16 mars 1565). 

Le pacte du sang représente le conquistador Miguel LOPEZ DE LEGAZPI et  Rajah SIKATUNA alors chef des Boholanos (les habitants de Bohol). Ce rituel - ou cette manière de trinquer pour d'autre - porte le nom de Sanduguan (littéralement : un seul sang).

Oscillants entre 40 et 120 mètres d’altitude et au nombre de 1268 sur à peine 50 km2, les collines de chocolat n’ont pas de rêve que leur nom, elles sont simplement éblouissantes. La végétation très spécifique qui les recouvre prend une teinte chocolat pendant la saison sèche (décembre à mai) d’où le nom si particulier de ces éminences géologiques. Selon la légende, ces collines seraient issues des larmes d’un géant transi d’amour. D’un point de vue plus scientifique, il s’agit de surélévations d’anciens dépôts de coraux, sur lesquels l’érosion a fait son effet. C’est depuis la ville de Carmen, au centre de l’île, que ces photos ont été prises :

Les chocolate hills depuis le site touristique de Carmen.



Au soir, avides de couché de soleil, il fallait de toute évidence, se rendre sur l'île de Panglao au sud ouest de Tagbilaran. Cette île comprend de très nombreuses plages de sable fin où l'on peut y admirer cocotiers et vie sous-marine. Quelques illustrations :

Les cocotiers sont rois à Panglao.

Vue sur la plage "Alona beach" vers 17h.





Je crois que cela se passe de commentaire n'est-ce pas ?

Lundi, la suite du Bohol trip !




mercredi 17 novembre 2010

Lac Taâl

Un peu plus de rêve à présent. Un volcan dans un volcan et deux lacs superposés. Voilà pour résumer, le site exceptionnel du lac Taâl et de son volcan éponyme. Après 2 heures de bus sans "huisseries" et à 6 places par rang, arrivée à Tagaytay, à 65 km de Manille et à 700 mètres d'altitude. La ville est située sur la crête d'un cratère préhistorique au centre duquel il y a le lac Taâl, au centre duquel il y a le Volcan Taâl et au centre duquel il y a un superbe lac... d'acide sulfurique.
La vue est juste superbe.
Comptez 120 PHP aller-retour en bus (2 euros), 100 PHP de tricycle pour aller sur les berges du lac et... 2OO pour remonter ! Et oui, on a la tourist face ou on ne l'a pas.


Place aux images :
Volcan Taâl en arrière plan, lac Taâl en deuxième plan, bateaux traditionnels en premier plan (si on omet la pelouse). 

Marie n'a pas pu résister à nous prendre en photo comme les Chinois.
Alors ? Qui vise le mieux ? Je parle du photographe.



Berge Ouest du lac Taâl


Volcan Taâl depuis la berge Ouest du lac.


Au retour, embouteillage de Jeepneys à EDSA dans la commune de Pasay.

Ateneo de Manila

Avant de laisser un peu plus de part aux rêves et de tous vous dégoûter, vous pouvez désormais découvrir Ateneo de Manila, l'université où j'ai choisi de valider mon ultime semestre d'étude.
C'est une université privée, fondée 150 ans avant 2009 donc il y a 151 ans et si mes calculs sont bons, en 1987. 
Donc en 1859, la société de Jésus (ce n'est pas une blague) fonde, comme dans beaucoup d'autres pays, l'Escuela de municipal Manila qui deviendra l'université que vous allez découvrir en 1959, sous l'aire d'influence Américaine.
Privé rime ici avec catholique. Catholique rime encore mieux avec pratique. Prière le matin pour remercier le seigneur de notre chance. Il est tout de même vrai qu'il s'agit d'une université assez élitiste puisque seuls les Philippins fortunés peuvent y inscrire leurs enfants et espérer pour eux, un très bon niveau d'éducation.
C'est un campus à l'Américaine où les voitures sont reines. Les Philippins aiment s'y déplacer par ce moyen de transport, à mon plus grand plaisir. Il est vrai que par cette température, mieux vaut emprunter la voiture climatisée pour parcourir 200 mètres.
Le cadre est très sympathique. Des arbres ! Oui, j'ai bien dis des arbres ! Ils existent à Quezon city, et c'est à Ateneo qu'on en retrouve sans doute le plus. Ces derniers procurent une ombre et une fraîcheur particulièrement agréable. Prochaine étape : trouver des arbres qui en plus de faire de l'ombre, protègent de la pluie. Ca semble plus difficile actuellement.

Je ne résiste pas à vous faire part d'une traduction automatique du site http://www.worldlingo.com/ma/enwiki/fr/Ateneo_de_Manila_University.

"La Commission sur une éducation plus élevée a indiqué plusieurs départements et programmes des écoles de Loyola comme centres de l'excellence (COEs) et centres du développement (morues)" 

Pour info, les sciences environnementales font parties des morues locales.

Un petit plan de situation pour commencer :

La carte reçue par e-mail avant l'arrivée.
Les n°209, 214 et 215 sur le plan. Si vous trouvez ce que c'est, je vous paye un pot en rentrant.

Moro Lorenzo sport center = Piscine olympique + court de Tennis. Le campus est un véritable paradis pour les sportifs (qui a dis que ça ne l'était pas pour moi ?). On y retrouve, dans un autre bâtiment, les blues eagles, une équipe de Basket qui est très très connue aux Philippines et qui ont tout gagnés cette année (le Basketball est LE sport national).
Le Bellarmine, bâtiment qui abrite l'OIP (Office of International Program) où je peux trouver des tonnes et des tonnes de très judicieux conseils, formulés par une équipe ultra dynamique et particulièrement préoccupée et au courant des problèmes potentiels rencontrés. On y retrouve notamment un certain Ben Francis qui connaît tout sur tout et est particulièrement réactif. Une chose est sûre, il n'y a jamais de mauvaise surprises avec l'OIP. Il n'y a jamais de problèmes, que des solutions. Que des solutions j'ai dis !

Un des bâtiments SEC, ici, les cours sont garantis non inondables (124 à 126 sur le plan).

Sur la droite, un autre bâtiment SEC et à gauche, une chambre froide (n°116).

La superbe Katipunan Avenue qui sépare le campus d'Ateneo du Baranguay Loyola Heights (Un Baranguay correspond plus ou moins aux arrondissements Parisiens, Lyonnais ou Marseillais) et le quartier Varsity Hills où 7 étudiants Allemands, Autrichien et Français ont choisis d'élire domicile. Admirez le couché de soleil sur cette photographie.

La voilà enfin la church of the gesus. L'église du Jésus donc. Principal lieu de culte du campus. Elle occupe une position centrale sur le site (n°8).

A partir de demain on s'éclipsera un moment de la capitale Philippine pour une autre destination à découvrir.

mardi 16 novembre 2010

MANILA

Après quelques péripéties à l’aéroport de Xiamen en Chine, c’est vers 23h30 (le 24 octobre) que s’établit le premier contact avec le territoire Philippin. 30 minutes plus tard, premier effet « tourist face » la facture du taxi est salée : 700 PHP soit 12 euros (le tarif normal se situe à 150 PHP pour la distance parcourue). Arrivée à l’hôtel avec une valise de 23 kg et une autre de plus de 10 kg et, 4 étages à monter pour atteindre l’auberge de jeunesse ! Disons que ça achève bien le parcours.

Quelques informations sur la capitale des Philippines et son aire urbaine :

-       - Géographie

Manille est située à l’est de la baie éponyme sur l’île de Luzon, principale île de l‘archipel des Philippines.

Promenade le long de la baie de Manille (seule vue de la mer possible depuis Manille)

Vue de la promenade de Manille. C'est beau n'est-ce pas ?
Un petit zoom ? Allé, pour les enviros :





-       - Démographie

Capitale des Philippines, Manille est la deuxième ville du pays avec 1 660 000 habitants environ sur un peu plus de 38 km2 soit la densité la plus forte du monde (43 684 hab./km2) Quezon City, ville dans laquelle se trouvent notamment Ateneo de Manila et l’Université des Philippines (public) enregistre quant à elle, 2 680 000 habitants. En 2005, l’aire urbaine de Manille occupait la 14ème place des plus grande mégapole mondiale (précédant Calcutta et talonnant Shanghai) avec plus de 14,5 millions d’habitants. La population actuelle est estimée à 20 millions d’habitants environ soit 22% de la population totale.
Le taux de fécondité y est très élevé atteignant en 2008, 3,1 enfants par femme.  
« Vous les Français vous aimez les animaux de compagnie, nous on aime les bébés ». La comparaison est peut-être scabreuse, mais il s’agit de la réplique d’une Philippine lors d’une discussion sur l’île de Bohol.
La démographie explosive de Manille entraîne notamment la formation d'un bidonville diffus à travers toute l'agglomération. ici, vue depuis la chambre de l'auberge de jeunesse.


-       - Climat

En bref, il fait chaud ! Il n’y a que 2 saisons, la saison humide et la saison « sèche ». On notera un nuage de pollution quasi permanent au dessus de l'agglomération. ce dernier magnifie les couchés de soleil sur la baie de Manille (à condition que l'on ne penche pas la tête pour découvrir les amoncellements d'ordures.



Une jolie vue depuis le parc Rizal sur les générateur de froid pour la clim. Les Philippins aiment la clim mais seulement à fond ! C'est de toute beauté.

-       - Religion 

92% des Philippins sont Chrétiens, 4% Musulmans. Les autres religions sont très peu représentées.



Cathédrale de Manille reconstruite pour la 5ème fois à la suite de la seconde guerre mondiale.
-       - Histoire

Manille a été fondée en 1571 par les Espagnols. Ces derniers colonisent les Philippines jusqu’en 1898 avant de laisser place aux Américains. Ces derniers, après avoir détruit la flotte Espagnole, rachètent l’archipel pour 20 millions de dollars… Les Américains resteront à Manille jusqu’en 1941. Ils retireront  toutes leurs installations militaires suites au bombardement de Pearl Harbor. L’armée Japonaise envahira les Philippines entre 1942 et 1945. Trois petites années qui, à la suite de combats acharnés avec les troupes alliées, détruiront entièrement la ville de Manille ne laissant que de très rares vestiges dans le quartier historique d’Intramuros (jusque là seul quartier historique préservé). Suite à la deuxième guerre mondiale, Manille est l’une des villes les plus détruites.

-       - Economie

La métropole de Manille concentre 50% de l’activité industrielle du pays qui se caractérise principalement par les fonderies de fer, les entreprises agroalimentaires rizicoles, le travail du cuir, la transformation du tabac ou encore l’industrie de la chaussure et du textile.


Une croissance tout azimut qui se voit bien dans le réseau électrique.


-       - Transport

La métropole de Manille compte 3 lignes de LRT, (Light Rail Transit) entièrement aériennes, qui correspondent à un gros tramway amélioré. Très abordables (maximum 16 PHP soit 0,22 euro) ces lignes sont complètement prises d’assaut par la population. Les routes sont très encombrées, le pays ne comptant qu’une seule autoroute Nord-Sud et une seule ligne de chemin de fer (très peu de trains y circulant).
Le moyen le plus commode pour se déplacer est la jeepneys, véhicules hybrides entre un bus et une Jeep… Elles sont très polluantes, tout comme les tricycles (une motobilette + un sidecar plus ou moins aménagé pour 1 personne et demi et où on peut faire rentrer 4 personnes en tassant bien, voir 5).
Les jeepneys sont, à l’origine, issue des jeeps de l’armée Américaine. Elles ont été rallongées, et ce bricolage donne lieu à une diversité de formes et de couleurs assez impressionnantes. On peut apercevoir de très nombreuses icônes religieuses sur la décoration des carrosseries et, pour rassurer le touriste novice, on croisera très souvent des passagers qui font leur prière avant le départ. On ne trouvera d’ailleurs pas de jeepneys avec jauge à essence ou compteur kilométrique. Pour la vitesse, pas besoin de savoir à combien on roule, le tout, c’est que ça roule !
LRT 1 du parc Rizal


Jeepneys à Angeles


-      - RIZAL et Intramuros

José RIZAL, c’est le héro national des Philippines. Il y a du RIZAL partout comme il y a du général de Gaulle partout en France (même si l’aéroport international ne porte pas son nom).
M. RIZAL
Le plus grand parc urbain de la capitale abrite sa stèle funéraire (c’est un peu la « tour Eiffel » de Manille) et porte, évidemment, son nom.

Stèle funéraire de José RIZAL


























Golf entourant Intramuros, le quartier "historique" de Manille.

Musée National des Pilippines donnant sur le parc Rizal.


Reconstitution d'un bâtiment typique de l'époque coloniale.


Bâtiments coloniaux préservés.




Voilà pour Manille, rien de bien excitant dans cette agglomération surchargée. C'est un enchevêtrement plus ou moins organisé de bidonvilles et de gratte-ciels parcouru de trop larges avenues où l'air est irrespirable.