samedi 8 janvier 2011

Sepilok

Après Kota Kinabalu, direction Sepilok, le village qui abrite le fameux centre de réhabilitation des Orangs-Outan. Sur la route, outre les 3 premières heures de route qui permettent la traversée de la réserve du Kinabalu (volcan de 4000 m de haut, la plus haute montagne d'Asie du sud-est) on aperçoit des plantations de palmes à huile, des plantations de palmes à huile et des plantations de palmes à huile.
Sepilok se situe juste à la limite avec un nouvel eden. Entre palmes et forêt.

Nous resterons un jour sur place dans un hôtel plutôt sympathique :

Le jardin

Le jardin encore

L'étang et ses moustiques

Le restaurant

L'avantage de ce resort, est qu'en plus de n'être pas bien chère, il est à proximité immédiate du centre de réhabilitation des Orangs-Outans et du centre de recherche sur la forêt primaire. La connexion internet y est aussi très appréciable. Eh oui, elle est beaucoup plus performante qu'à Manille ! Une session skype d'une heure sans coupure, c'est à noter.

Malheureusement, pas de photos d'Orangs-Outan sur ce post, la batterie de mon appareil photo ayant capitulée et celui de Bettina étant particulièrement peu performant. Je laisse Dominique vous expliquer ce qu'est le centre de réhabilitation dans les commentaires, elle en sait sûrement beaucoup plus que moi (très peu d'informations sur place) !

Cependant, il y avait des tas d'autres choses à découvrir. Notamment au centre sur la forêt. Bon, soit disant forêt primaire, on m'en fera croire d'autres, mais pas celle la. Forêt secondaire au mieux.
Mais c'est quoi la différence ?
La forêt primaire, c'est celle qui se développe sur un sol... primaire. C'est à dire, sur la roche (ex. : après une éruption volcanique). C'est un phénomène complexe qui prend plusieurs siècles.
La forêt secondaire se développe plus rapidement (100 ans environ) mais sur un sol préexistant (exemple, après un incendie, après une culture).
Dans tous les cas, la forêt correspond à l'apogée de l'écosystème. C'est ce qu'on appelle le climax. Sous tous les climats, le climax correspond à une forte concentration en biodiversité. Néanmoins, ce sont dans les forêts primaires tropicales comme à Bornéo ou en Amazonie qu'on retrouve la plus forte biodiversité.

Les alignements d'arbres le long de la route sont couverts d'autres plantes parmi lesquelles on retrouve de nombreuses Orchidées.

Sur le chemin...



Le centre forestier comporte un jardin Botanique mais... Pas forcément sur la flore locale.

Une collection d'Orchidées de Bornéo (ouf).

Ces cactus ne sont pas originaires de Bornéo.



Encore quelques Orchidées, mais pas de fleurs lors de la visite ! (pour les orchidées botanique)


La plus grande Orchidée au monde !

Aller, pour le plaisir, quelques photos d'Orchidées hybrides (celles qu'on trouve dans nos magasins en Europe). C'étaient les seules à présenter quelques fleurs.








dimanche 2 janvier 2011

Mabutik et Sapi

Le 23 décembre vers 18h, Bettina a atterri à l'aéroport de Kota Kinabalu, sans encombre. Ce ne fut pas le cas pour moi la veille, l'avion n'a, en effet, pas réussi à atterrir au premier essai... Ca fait un peu drôle de voir l'aéroport depuis le hublot, la piste qui s'approche mais l'avion qui remet les gaz et re-décolle. Le tout dans de biens sympathiques turbulences. Il faut dire qu'il pleuvait très très très fort le 22 décembre au soir.

Bettina près de l'aéroport.


Retour au 23, Bettina rejoint Bornéo. Restaurant obligatoire en bord de mer avant de rejoindre le très bruyant hôtel dans la ville d'Inanam (en Malaisie aussi ils aiment le karaoké).

Le 24, direction les îles de Mabutik et de Sapi. 2 îles sur les 5 que compte le parc de Sabah au large de KK. L'accès à ces 5 îles est assez aisé pour les touristes. La proximité (20 minutes max en bateau très rapide) de ces îles par rapport à la ville en fait une destination idéale. Le parc de Sabah ouvre donc partiellement ses portes tout en protégeant de très nombreux récifs coralliens et autres îles au large des cotes de Bornéo.

Vue de KK depuis l'île Mabutik.

Plage sur l'île Mabutik.

Toujours la plage...
Et encore la plage.
La plage et des bateaux.
La plage encore et un arbre.
Un arbre avec plein de racines (je sais, j'ai des commentaires très efficaces).
Bettina très détendue dans le bateau (très) rapide.

L'île Mabutik est plutôt jolie, on nous y avait annoncé un très beau spot pour le snorkelling (plongée avec masque et tuba), j'ai vu une dizaine de poissons et un ou deux coraux. Il doit y avoir mieux quand même ! Passage à l'île de Sapi avec une ballade au coeur de la forêt (secondaire of course).

Le décor est vite planté, à l'arrivée, ce panneau met en garde contre les méduses.
Un chemin de randonnée en terre, peu aménagé mais terriblement authentique.

Une curiosité végétale...
Des rencontres surprenantes avec plusieurs varans.
Une plaque commémorative bourrée de fautes.
La plage enfin, récompense après une bonne heure de marche. 

Encore un varan mais dans l'eau cette fois-ci (eau à 25°C).

samedi 1 janvier 2011

Bonne année !

Excellente Année 2011 à tous, j'espère que la saint sylvestre s'est bien déroulée et que vous avez fêté cela dignement.
De mon coté, Saint Sylvestre européenne dans une première partie de soirée puis Philippine au sein de la famille d'Armand, étudiant Philippin à Ateneo. Mes colocataires et moi-même y ont été reçu avec une incroyable générosité. Un souvenir inoubliable.

Pour ce premier post 2011, Sabah et KK se présentent à vous. Retour en photo sur la journée du 23 décembre.
Kota Kinabalu (ou KK pour les intimes) est la capitale de l'état de Sabah sur l'île de Bornéo. Sabah faisant partie intégrante du royaume de Malaisie (dont la capitale est Kuala Lumpur). 500 000 habitants peuplent cette capitale de taille humaine où il fait plutôt bon vivre malgré un climat tropical saturé d'humidité et très chaud (28-33°C une amplitude de 5°C maximum entre le jour et la nuit, pas de saisons).
Le port de KK connaît une activité intense due notamment aux exportations d'huile de Palme (Sabah est le premier producteur mondial).
Le paysage est d'ailleurs marqué par cette activité. Très monotone. Des palmiers alignés sur des milliers de kilomètres carrés. Des plantations de tailles déraisonnables appartenant directement aux plus grandes firmes internationales.
Rappelons au passage que cette culture menace toujours et plus que jamais la forêt Malaysienne. Une forêt qui abrite une biodiversité parmi les plus riche du monde. On reconnaîtra à l'état de Sabah, la création, dès son indépendance dans les années 60, de vaste réserves naturelles. S'il s'agit d'un premier pas, la politique actuelle de protection de l'environnement naturel de l'état ne prend en compte que la biodiversité spécifique (protection des espèces mais pas des écosystèmes et de la biodiversité génétique). Il n'existe en effet pas de liens forestiers entre les réserves ce qui entraîne un isolement des populations. Parmi les espèces phares on citera l'Orang-Outan, l'éléphant d'Asie ou encore, le très menacé rhinocéros blanc dont la population aurait atteint un seuil critique de non-retour selon certains scientifiques. Un programme de sauvetage du rhinocéros a même été organisé à grand renfort de crédits internationaux. Ce fut un échec cuisant. Il s'agissait de capturer quelques spécimens pour un programme de reproduction en captivité. Seuls 1/3 des animaux ont survécus aux captures et ces derniers ne se sont jamais reproduits... La dernière naissance en captivité remonte à la fin du XIXème siècle.

Passons à la vile de Kota Kinabalu, sujet plus léger...

Les bateaux de pêche traditionnels du port de KK

Vue sur le golf resort depuis les berges de la ville.

Un centre ville très vert. On n'échappera pas aux références Américaines sur ce cliché (zoomez, c'est au centre de la photo!).
Au sud de la ville se trouve la mosquée de l'état de Sabah, un endroit charmant offrant un vaste parc :

State Mosquee of Sabah



A quelques pas du centre ville, un quartier entier est dévolu aux musées. Sur le chemin, rencontre avec une libellule peu craintive :



Un hibiscus faisant très bon effet en bordure de l'avenue principale :


Ca fait rêver, hein oui mamie ?
Parmi les musées, celui du patrimoine bâti, dans un cheminement très vert, découverte de l'architecture rurale typique locale :








Si si, c'est un oreiller Chinois. Confortable j'imagine...

Vue panoramique



Sur le chemin, un panneau d'explication a attiré mon attention plus que les autres. Une fleur séchée s'y déplacée... Et pour cause :

Un vers s'est logé confortablement dans celle-ci. Difficile d'en faire la distinction, il y a comme une fusion entre les deux.


Un chemin parfois peu rassurant (le bois était un peu beaucoup pourri)...

... Mais très joli.
Pour finir, une photo du musée de Sabah, architecture contemporaine mais collections  assez moyennes.